M?me s’il ne porte pas un nom tr?s ?tabli dans le monde du poker, cela n’a pas emp?ch? les fans britanniques de serrer le poing lorsqu’ils ont appris que James Akenhead venait d’atteindre la Table Finale du Main Event des WSOP. Ce jeune homme de 26 ans avait ?t? montr? du doigt comme LE sujet de Sa Gracieuse Majest? ? surveiller ? Las Vegas cette ann?e. Preuve suppl?mentaire des espoirs plac?s en lui, le Champion de l’Irish Open Neil Channing, connu et reconnu pour son flair l?gendaire, l’avait financ? ? hauteur de 25%.
Akenhead est un membre de l’?quipe de joueurs pros londoniens The HitSquad, au m?me titre que le vainqueur de bracelet Praz Bansi, que le Champion du Grosvenor Poker Tour Sunny Chattha ou que Karl Mahrenholz. Cela fait des ann?es qu’ils ?cument ensemble le circuit britannique, en particulier le Grosvenor tour, le circuit le plus connu d’Angleterre. Tous ensemble, ils ont gravi une ? une les limites des poker rooms de la Perfide Albion, jusqu’? se retrouver aujourd’hui sous le feu des projecteurs des WSOP.
M?me si Akenhead est consid?r? comme le membre de l’?quipe dot? du jeu le plus agressif et du poker le plus intuitif et m?me s’il m?ne ?galement au classement des gains en tournois (2,2 millions de dollars ? ce jour), c’est ?galement celui qui court depuis le plus longtemps derri?re une premi?re victoire majeure. Au cours de sa courte carri?re, il a d?j? atteint un certain nombre de Tables Finales, sans jamais aller jusqu’au bout. Il a ?t? par deux fois finalistes du GUKPT, est arriv? 4?me du 888 UK Open et second de l’Event 2 des WSOP 2008, un tournoi de No-Limit Hold’em ? 1.500$.
C’est d’ailleurs ce tournoi qui lui a valu d?finitivement sa r?putation de « joueur maudit », principalement ? cause d’une main qui a d? rester grav? depuis dans sa m?moire. Arriv? jusqu’en t?te-?-t?te final, avec un stack ?quivalent ? celui de son adversaire et As-Roi en main, il a rapidement pay? un Grant Wrinkle frustr? qui venait, en d?sespoir de cause, de le sur-relancer ? tapis avec 10-4 d?pareill?. Le flop a r?v?l? non pas un mais deux Dix, suivis tr?s lentement d’un troisi?me Dix au turn qui a permis ? son adversaire de trouver un carr? miraculeux et de remporter le bracelet. Statistiquement parlant, c’est loin d’?tre le pire bad-beat de l’histoire, mais le timing et la mani?re dont il est survenu ont longtemps valu ? Akenhead le statut de victime malheureuse de « cette main-l? » au Royaume-Uni. Ne plaignons pas trop ce gar?on, cependant, qui est tout de m?me ressorti du-dit tournoi plus riche de 520.219$.
De toute mani?re, cette main malheureuse appartient aujourd’hui au pass? et, quoi qu’il arrive au mois de novembre, l’avenir s’annonce radieux pour Akenhead. Peu de temps avant d’atteindre la Table Finale, il a conclu un contrat de sponsoring avec Full Tilt Poker, qu’il a honor? presque aussit?t en arrivant en table finale du plus gros tournoi du monde. Depuis lors, il est devenu l’ambassadeur le plus m?diatique du poker en Grande-Bretagne et a atteint deux autres tables finales de haute vol?e. Tout d’abord en reproduisant l’exploit d’Ivan DemidovFull Tilt Poker Million, un tournoi t?l?vis? anglais au format shootout qui d?cernera en d?cembre prochain un premier prix d’un million de dollars.
Le chemin vers la table finale
Akenhead est entr? en jeu lors du Jour 1c du Main Event et a connu un d?part catastrophique, un bluff rat? lui valant d’aborder la pause-d?ner avec un tapis minuscule de 4.000 jetons. Au retour, il avait eu le temps de rassembler ses esprits et est finalement parvenu ? terminer sa journ?e avec un stack plus que respectable de 70.000 jetons, ce qui lui a permis de figurer dans la premi?re moiti? du field. A la fin du Day 2b, son faux-pas initial ?tait oubli? et il avait regagner une bonne partie du terrain perdu sur les Chipleaders, avec 278.000 jetons devant lui. Arriv? au Day 5, ses 2,7 millions de jetons lui permettaient m?me de figurer parmi les 10 plus gros tapis.
Durant son long parcours au Main Event des WSOP, son talent et sa chance l’ont longtemps prot?g?, jusqu’? ce qu’il se prenne un vilain coup lors de la derni?re journ?e, en perdant un ‘coin-flip’ avec As-Roi contre une paire de Huits qui l’a laiss? exsangue. Heureusement, il est rapidement parvenu ? adapter son jeu ? son nouveau statut de ’short-stack’. Malgr? ce revers majeur, quelques cartes trouv?es au bon moment lui ont permis d’arriver jusqu’en Table Finale, qu’il d?marrera avec le plus petit tapis de la table. Le Rio Casino ne s’est toujours pas remis des explosions de joie fr?n?tiques qui ont accompagn? la nomination officielle d’Akenhead au rang de ‘November Nine’. Il attribue son succ?s dans ce tournoi au soutien ind?fectible de ses potes de la ‘HitSquad’ et aux debriefings communs auxquls ils ont proc?d? ? l’issue de chaque journ?e.
Huit ‘November Nine’ se dressent encore sur sa route
Akenhead est donc le ’short-stack’ de la Table Finale et il va avoir besoin de doubler rapidement. Heureusement pour lui, l’action ne va pas manquer, le joueur britannique ?tant pris en sandwich entre le Chipleader de la table Darvin Moon (Si?ge 1) et la l?gende du poker Phil Ivey (Si?ge 3). Jouant toujours pour la victoire, Akenhead ne se contentera pas d’essayer de grimper dans l’?chelle de gains : il veut doubler rapidement ou bien sauter et, quel que soit son classement d’arriv?e, gageons qu’il b?n?ficiera du soutien du groupe de supporters le pus bruyant des neuf finalistes.

