Alors que l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne semble belle et bien compromise pour le 1er janvier 2010 et pourrait finalement n’avoir lieu que début juin 2010, les opérateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir se battre pour obtenir la fameuse licence – indispensable pour exercer leur profession sur le net légalement !
Et dans cette guerre sans merci, La Française des Jeux et le groupe Lucien Barrière ont été plus malins que les autres opérateurs. Ils sont actuellement en pleine négociation pour une éventuelle coopération sur le marché des jeux en ligne.
Avec un tel accord, chacun pourrait tirer son épingle du jeu! Tout d’abord, la Française des Jeux qui craint la fin de son monopole avait déjà pris quelques précautions: la société française a signé, il y a quelques mois, un accord avec le leader américain Cyber Arts, l’un des meilleurs groupes en matière de développement de logiciels et de plate-formes de jeux informatiques. Cette nouvelle coopération permettrait donc à la Française des Jeux d’assurer encore mieux ses arrières.
Le groupe Lucien Barrière voit également midi à sa porte en signant un tel arrangement. Dans une période de crise telle que celle que nous traversons actuellement, cette coopération ne peut être que positive et pourrait permettre au groupe de sortir la tête de l’eau. En effet, malgré la désapprobabation de sa clientèle, le groupe Barrière avait décidé de s’intéresser à un marché plus prospère – le poker – en développant sur Internet Barrière Interactive Gaming (BIG) et le site lecroupier.com.
Pour justifier sa volonté de s’allier avec la Française des Jeux, le président du groupe Lucien Barrière déclarait dernièrement: « Il y a une légitimité à s’allier avec la Française des Jeux dans le domaine du poker. Nous avons besoin de relais de croissance. Nous avons perdu les joueurs fumeurs et les nouveaux joueurs dépensent peu »
Le groupe Lucien Barrière ressent évidemment les effets de la crise ! Voilà en quoi la Française des Jeux et sa légendaire visibilité pourraient profiter au groupe Barrière. Surtout que la Française des Jeux conservera – même après l’ouverture du marché des jeux en ligne – son monopole dans certains domaines : jeux de grattage, loto, bingo…
La Française des Jeux profiterait quant à elle des nombreuses connaissances du groupe spécialisé et immensément connu dans un domaine qu’elle ne connaît et maîtrise que très peu. En attendant, les négociations vont bon train et les deux sociétés pourraient devenir officiellement « partenaires ». D’ici là, deux grandes réunions auront lieu : les 7 et 8 octobre, les députés examineront le nouveau projet de loi tandis que les différents acteurs du secteur assisteront à une grande conférence le 12 octobre au Méridien Étoile de Paris.

